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Les balances

Le 23 June 2015, 22:19 dans Humeurs 6

 

La balance est née avec le troc, quand il a fallu peser les marchandises que l'on échangeait. autant dire que ses origines remontent à la naissance des civilisations...

Balance à fléau

Héritées de l'antiquité, les balances à fléau sont les plus simples à réaliser : deux plateaux suspendus aux extrémités d'un bras horizontal et un axe placé au centre du bras pour accrocher le tout et permettre le balancement. Dans l'un des plateaux la charge l'autre on met un contrepoids.

Les plus sommaires sont faites de bois et de cordes, leur précision n'est pas exemplaire mais suffisante pour peser le beurre, le fromage, le sel, les animaux de basse-cour, chez les agriculteurs.

Balance romaine à plateau

Les balances romaines constituent l'évolution des premiers modèles à fléau, mais avec un seul plateau ou crochet. elles doivent leur nom aux Romains qui les ont développées. Le support n'est pas fixé au milieu du fléau, ce dernier est asymétrique. a l'extrémité du côté court est suspendu le corps à peser du côté le plus long, on installe le contrepoids.

Sur les modèles simples le contrepoid est accroché à un anneau, sur les versions les plus évoluées, lil s'agit d'un curseur qui coulisse sur le bras.

Balance romaine

La romaine, l'équilibre se fait lorsqu'en déplaçant le contrepoid le lond de la tige le fléau atteint la position horizontale, le bras le plus long porte des divisions avec indications des masses correspondantes

Dans les balances romaines portables, il existe deux points d'accroche séparées donnant accés après retournement à deux échelles différentes.

 

Le trébuchet

Type particulier de balance. C'est une balance de précision utilisée pour peser de faibles quantités de substances, également utilisées pour peser les pièces de monnaie.

Il est à l'origine de l'expression : " en espèces sonnantes et trébuchantes "

Le peson

Il est constitué d'un ressort dont on mesure l'allongement grâce à une réglette se déplaçant sur une échelle graduée. Les mesures données sont des forces et n'indiquent la masse que dans un champ de pesanteur donné.

Ces appareils sont soumis à erreur en cas d'allongement irréversible du ressort. Ils sont interdits dans les transactions commerciales.

Balance pèse-lettre

Sert à peser les lettres et plus généralement un envoi postal.

 

Balance changeur

Petite balance à fléau qui était utilisée au XVIIIe siècle par les changeurs pour peser les pièces de monnaie

 

Ancienne balance de bijoutier

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Les épingles de cravates

Le 22 June 2015, 00:21 dans Humeurs 8

 

 

Jusque dans les années 1930, une cravate sans épingle était nue...

et son porteur aussi !!

Sans cravate, l'épingle n'existerait pas.

 

Pourtant, ces accessoires ont précédé la naissance de la cravate. en fait, ils descendent le l'épingle à jabot, élément décoratif que les élégants fixaient dès le XVIIe siècle sur les pièces de tissus en dentelles nouées sur la poitrine.

Après de multiples transformations, la cravate devient l'ornement que l'on connaît aujourd'hui : un tissu long, noué de telle façon que ses deux pans doivent être tenus dans une position idéale par une épingle.

 

Aussitôt, les épingles de cravate, pourtant discrètes, deviennent des ornements indispensables pour les hommes de goût.

Les fabricants puisent dans un large répertoire décoratif pour répondre à toutes les demandes : des motifs animaliers aux fleurs, en passant par de simples figures géométriques ou des personnages.

Symbole de l'élégance, elles permettent également d'afficher son appartenance à un groupe politique, religieux, professionnels ou associatifs.

 

Plébiscitées par la haute société et les dandys, les épingles de cravate sont déclinées dans des matériaux luxueux, notamment lorsqu'elles sont signées par de grands joailliers. elles combinent alors métauxprécieux et perles ou pierres fines.

A partir de la fin du XIXe siècle, une production de série, souvent fantaisiste, se distingue des des matières oplus modestes. Dès les années 1930, et malgré la créativité des joailliers, les épingles passent de mode.

Après la Seconde guerre mondiale, elles s'éclipsent au profit des pinces de cravate qui fixent ses deux pans dans l'épaisseur de la chemise au-dessus de la boutonnière.

Sauf exception, les têtes des épingles de cravate arborent des motifs multiples et variés. Les plus courants sont les formes géométriques diverses : étoiles, croissants de lune, des formes à facettes, sphères, cylindres, losanges.

La nature et les fleurs ont inspiré les créateurs, fleurs entières dont les étamines sont matérialisées par des pierres, des marguerites formées par des diamants, des tulipes, des muguets, des feuilles de platane ou de marronnier....

Bon nombres d'épingles sont ornées d'animaux ou de têtes d'animaux (duphins, serpents, oiseaux, scarabées, abeilles...) mais aussi de créatures fabuleuses (chimères, dragons, cerbères, licornes..) Des personnages historiques sont immortalisés : rois, hommes politiques, papes, mais aussi des gladiateurs.

Dans le domaines des arts, on retrouve des masques et acteurs de théâtre, des instruments de musique, des héros de la littérature, de contes, de fables ou chansons.

Les épingles s'agrémentent d'emblèmes comme des blasons des villes et des régions, des armes de famille, des écussons, des emblèmes des corps d'armée....

Les sports sont fréquemment affichés, clubs de golf, ballons de football, raquettes de tennis, équipements de cavaliers sont réalisés....Les modes de transport se retrouvent volontiers : des avions avec hélices, vélon avec guidon tournant, voitures avec roues pivotantes.

Les modèles publicitaires ne sont pas rares, le répartoire rommantique riche de Cupidons, angelots, amours, muses, nymphes.....On trouve aussi des photos protégées par un verre, des mains tenant une perle, des pantins articulés, des arlequins, des sabres, et des têtes de mort.

Les coiffes

Le 17 June 2015, 08:12 dans Humeurs 8

La Quichenotte

Encore appelée kissnot est une transformation du mouchoir de tête qui est la première et la plus simple des coiffes. Coiffe de travail compasée d'un grand mouchoir carré plié en triangle qui était fixé sur la tête et noué sous le menton.Il était utilisé par les pêcheuses et les moissonneuses.

La quichenotte s'accroche sous le menton, mais a une forme enveloppante, s'avance sur le front et s'étend sur les épaules et la nuque. elle est de toute évidence destinée à assurer une très efficace protection contre l'ardeur du soleil.

 

La coiffette

C'est un bonnet ruché, dont les deux pans se portent dans le dos.Le coiffette est portée par les jeunes filles dont le coeur est à prendre. Elle se porte pour aller au marché, à la messe, au bal.

Sur l'île d'Oléron les pans sont ramenés devat afin de pouvoir former un noeud simple à hauteur de la poitrine, la tête des oléronnaises apparaît alors entourée de dentelles.

Une autre façon de porter les rubans consiste à en laisser tomber un dans le dos et passer l'autre sous le mentonet à draper l'épaule opposée. Les rubazns sont confectionnés en soie naturelle, ils sont larges d'une cinquantaine de centimètre et sont pliés en accordéon dans le sens de la longueur.

La Caline ou Colinette

Bonnet matelassé de forme trapézoïdales, de dimensions réduites, les arceaux verticaux ne sont pas éloignés de la tête, la calotte est munie d'un autre arceau métallique qui supporte la coiffe. Elle est portée dans la vie de tous les jours.

Sur Oléron, des coiffes de dimensions intermédiaires entre la calinne et le ballon se nomment " colinettes " elles ont plusieurs formes selon qu'elles sont utilisées les jours de la semaine ou le dimanche, dans ce cas elles sont plus luxueuses.

 

Le Ballon

La plus grande et la plus élégante coiffe Oléronnaise, elle se trouve très peu sur le continent.Elle comporte beaucoup de dentelles et est très ornementées.

Cette coiffe a la même forme que la caline mais beaucoup plus grande, dépassant largement les deux côtés de la tête, allant jusqu'aux épaules. Principalement utilisée pendant les grandes cérémonies comme les mariages, ( où seule la mariée porte une telle coiffe ). Pour ces occasions on rajoute des guirlandes de fleurs d'oranger, symbolisant la pureté.

 

La Benèze

Il n'en reste qu'une seule dans toute l'île. Coiffe du dimanche qui ressemble de par sa forme à la quichenotte, plus grandedans ses dimensions en respectant le volume de la tête.

Il y a longtemps qu'on ne l'a porte plus et rares sont les Oléronnaises à l'avoir connue, les dernières étaient noires et appartenaient à des femmes âgées et en deuil.

Le Ballet et grand Ballet

Le ballet est une coiffe typiquement oléronnaise, il s'avance largement au dessus du front, protégeant du soleil et des intempéries. Il est porté directement sur un serre-tête ou sur la coiffe de tous les jours.

Monté sur une forme en carton fort, son oouverture est maintenue avec un arceau en fil de laiton cousu sur le bord. Cette forme est recouverte par deux morceaux de tissu en coton de couleur maïs, le raccord entre le haut et le bas est caché par un ruban de couleur noire, quelquefois prolongé sur les côtés par pure fantaisie.

Il existe une autre coiffe, le " grand ballet " qui a la même forme que le ballet, plus grand et toujours et toujours de couleur noire, il ne comporte pas de ruban.

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