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La fileuse de laine

Le 29 juin 2015, 06:37 dans Humeurs 7

 

On file la laine au fuseau depuis huit mille ans comme l'attestent des fusaïoles sur des sites néolithiques.

Cette activité féminime par excellence, pratiquée par les bergères comme par les châtelaines est au coeur de bien des contes traditionnels.

Pratiquée depuis la nuit des temps de façon assez similaire sur tous les continents, la technique de filage au fuseau est simple, mais demande un bon tour de main pour gagner en rapidité et en qualité.

 

 

Les brins de laine , de chanvre ou de lin, déjà lavés, peignés et cardés, donc prêts à être filés, sont placés dans un filet accroché en hauteur ou enroulés autour de la quenouille où ils sont maintenus par un ruban.

Cette seconde tecnique est plus fréquente dans nos régions, elle laisse moins libre de ses mouvements maais permet un filage "ambulatoire" en plein air ou dans n'importe quelle pièce. Simple bâton de bois, la quenouille porte parfois à sa tête (dans le Cantal) un panier en osier  tressé conservant l'excédent de laine à filer

L'autre élément indispensable est le fuseau, composé d'un axe en métal ou en bois dur et d'une fusaïole, cercle lourd servant de volant d'inertie pour une meilleure rotation. La fusaïole peut être taillé d'un bloc dans le même bois que le fuseau ou être amovible.

Si la fusaïole est ourde la tension facile le filage, mais si elle l'est trop, le fil est moins fin.

Les bergères partaient ainsi le matin avec une vingtaine de fuseaux vides dans un panier pour occuper leurs journée.

Quelques femmes âgées nées fin du XIXe siècle pratiquaient encore dans les années 1970, mais simplement pour s'occuper les doigts, pour le plaisir disaient-elles. Leur vue était mauvaise mais la dextérité était toujours là.

 

Apparu au XIIIe siècle, le rouet se généralise fin du XVIIIe, il n'élimine pas la technique précédente (la quenouille et le fuseau s'emportent partout), mais permet un travail régulier plus rapide.

Le rouet se compse d'une roue actionnée à la main ou au pied, et d'une courroie qui entraîne un épinglier et d'une bobine.

 

L'épinglier en U muni de crochets guide-fil reçoit la bobine entre ses bras. Quand la roue tourne le fil se tend, est vrillé par l'épinglier et s'enroule sur la bobine.

Cette actuivité manuelle d'hiver, qui se pratique dans les campagnes à toutes les veillées à partir de la Sainte Catherine, est concurrencée au XIXe siècle par les filatures industrielles et s'efface progressivement.

 Filer est si bien l'apange des femmes qu'on dit autrefois d'un fief sans héritier mâle qu'il tombe en quenouille.

Des bergers pratiquent pourtant cette activité pour s'occuper notamment dans le Limousin. Mais on les surnommait "couvagnades" et on se moquait d'eux.

 

 

La cueillette des sous-bois !!!

Le 26 juin 2015, 23:51 dans Humeurs 8

 

La cueillette a été bonne !

156 en tout !!!

C'est pas beau !!!!

La cueillette !!!

Avec une bonne entrecôte

et un bon Médoc

Miam....Miam....

 

 

 

les balances suite...

Le 24 juin 2015, 22:57 dans Humeurs 8

 

La balance inventée par Gilles Personne de Roberval vers 1760 a trouvé son plein usage au XIXe et au début du XXe siècles.

Comercialisée dans le monde entier par de multiples fafricants sous d'innombrables variante, fabriquée en grand nombre en France, en Grand Bretagne et en Allemagne notamment, la roberval est incontestablement la plus connue et la plus courante des balances de boutique ou de ménage.

 

Balance Robelval

Conçue pour travailler à plat sur une table ou un comptoir, elle est équipée de deux plateaux qui sont toujours horizontaux, car articulés sur un parallélogramme. sur l'un des plateaux, on pose la marchandise, sur l'autre, on place les poids jusqu'à obtention de la position d'équilibre.

Cette dernière est matèrialisée par une aiguille ou un curseur fixé au milieu du fléau. Il suffit de positionner l'aiguille au centre du cadran, souvent en forme delosange, de lyre ou de coeur en fer ouvragé.

 

Balance d'épicier

Toutes les roberval sont conçues sur les mêmes bases techniques. Seuls l'esthétique, les dimensions et quelques détails diffèrent.

Sur les modèles du XIXe et XXe siècles la base est en fonte, nue ou peinte, ornée de moulures décoratives et d'inscription (marque et capacité de résistance notamment). On trouve aussi des socles en bois ou en marbre. Le fléau est généralemnt en font, lui aussi ou plus rarement en fer.

 

Balance à tabac

Toutes les autres pièces du balancier sont en fer ou en acier, c'est le cas des "couteaux", les prismes qui supportent le fléau. Les axes sont sertis ou simplement emboîtés et maintenus par des vis ou des goupilles.

Les plateaux, en laiton ou en cuivre reposent généralement sur des croix en fer plat. Parmi les multiples variantes ou évolutions des modèles roberval, il faut retenir les modèles Béranger, du nom de leur créateur français.

Balance

Popularisée au XIXe siècle, la balance Béranger diffère de la roberval par quelques amèliorations techniques, notamment ses plateaux supportés par quatre tiges verticales qui assurent un meilleur guidage et par un plus grand nombre de leviers qui limitent le frottement.

 

 

Balance de cuisine ou de ménage

Très utilisée au milieu du XXe siècle, il s'agit d'une variante de la romaine. Cette balance était aussi utilisée comme pèse-bébé après avoir remplacé le plateaupar un repose-bébé.

 

Balance ou bascule

Comme la romaine, une balance à bras inégaux.

Servant à peser jusqu'à cent kilos

 

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