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Les tables de jeux

Le 6 juillet 2015, 07:59 dans Humeurs 44

 

On ne les utilise plus vraiment pour jouer, mais elles deviennnent de ravissantes tables d'appoint, de petits bureaux, et même des coiffeuses.

On a toujours joué dans le Royaume de France, des tavernes jusqu'aux salons. Seules différences : dans les châteaux, on s'intéressait davantage aux échecs, au trictac ou au jacquet; sur le pavé on préférait les dés ou les dames. Mais tout le monde se mettait d'accord devant un jeu de cartes.

 

Chez les pauvres comme chez les riches le jeu aidait à passer le temps. Il permettait aussi aux plus malins d'en vivre car, dans les tavernes, la plupart des parties étaient assorties d'enjeux, modestes mais suffisante pour faire le bonheur des participants.

Avec en prime le goût du risque, car jouer de l'argent constituait un  délit, différemment défini selon l'époque, parfois strictement interdit, parfois toléré.

Ce parfum d'illégalité n'a jamais nui au jeu. au contraire, il a suffisamment émoustillé les esprits libertaires pour qu'ils se prennent.....aux jeux. Et comme on jouait aussi dans les châteaux, la bourgeoisie n'avait plus aucune raison de ne pas s'y plonger, elle aussi.

 

L'odeur du souffre que colporta longtemps le jeu n'est probablement pas étranger à la conception des tables d'origine française. Certes, on ne misait pas 'officiellement) d'argent dans les châteaux mais on ne jouait pas non plus dans les pièces d'apparat. A Versailles comme ailleurs, on préférait les petits salons ou les chambres de dames.

Ces habitudes ont conduit les ébénistes à travailler des tables à jouer spécifiques: des meubles de petite taille, dépliables et à tiroirs presque secrets.

 

Les premières créations apparaissent à la fin du XVIIe siècle, elles se généralisent au XVIIIe et vont cointinuer à se développer au XIXe en respectant les canons des styles en vogue, mais sous de multiples variantes.

Les tables à jeux oont été réalisées en grand nombre pendant ces deux siècles. Et leur petite taille, leur aptitude à trouver une place dans les pièces les plus exiguës les ont aidées à survivre avec au temps.

 

La cour apprécie les jeux de hasard, les échecs, les cartes et le fameux trictrac. Ce jeu de dés donne naissance à un meuble incortournable particulièrement répandu. Rectangulaire, il devient table à écrire lorsqu'il est recouvert de son pl;ateau, un feutre au revers pour les parties de cartes. Le compartiment réservé au trictrac est marqueté d'ébène ou bois noirci.

 

 

Au XVIIe siècle, les tables à jeu s'inscrivent parmi les petits meubles en vogue, leur production augment. Le revers desplateaux se parent de juex de l'oie, d'échiquiers, employés à l'époque tant pour les échecs que pour les dames.

Dès le milieu du siècle, les ébénistes tournent le dos au style rocaille. Place à la ligne droite, à l'Antiquité. Les jeux de cartes sont appréciés: piquet, hombre, quadrille, on s'intéresse au nain jaune, au Whist, au solitaire.

Le brelan est également beaucoup pratiqué, les grandes tables circulaires carastéristiques ont un centre évidé pour y placer un cassotin, une corbeille qui accueille les cartes à jouer et une lampe. Le plateau est aussi fixe ou en demi-lune, le trou est obstrué par un bouchon brisé lorsque la table est repliée.

 

Brocs et pichets

Le 3 juillet 2015, 08:52 dans Humeurs 8

 

Les récipients destinés au service des boissons adoptent des allures et des tailles différentes selon l'usage auxquels ils sont destinés.

 

Les brocs à fond plat sont destinés à transvaser ou servir le vin ou le cidre grâce à leur large ouverture supérieure. Ils se distinguent par un col large et court et une anse latérale verticale. De rares modéles sont recouverts d'un couvercle plat.

Les pichets sont initialement des petits brocs servant de mesure. Leur silhouette à fond plat ou sur un pied, reprend celles de leurs grands frères. Ils sont parfois réalisés en série de forme décroissante. Certains modèles sont appelés pots à lait, équipés d'un bec verseur et d'une anse arrondie, ils sont de formes cylindrique parfois légèrement coniques

 

Bon nombres de brocs et pichets affichent leurs différences. on trouve des pichets patronymiques qui portent le nom de leur commanditaire, souvent accompagné d'une date et d'une fonction.

Des pichets commémoratifs ou souvenirs rapellent un mariage ou une naissance. ils peuvent aussi évoquer un évènement historique, très souvent postérieur à la Réviolution. D'autres affichent des devises ou encore des slogans à la gloir du vin ou de la patrie.

On peut recontrer des pichets anthropomorphes à l'effigie d'un homme ou d'une femme. Ces modèles appelés pot à Jacquot adoptent des représentations hulmoristiques humoristiques de militaires, de membre du clergé ou de la noblesse française.

Les pots Jacqueline sont en forme de femme assise ou debout. Tous possèdent généralement une panse arrondie plus ou moins sphérique. Les modèles Zoomorphes empruntent des formes animales de toute espèce (canards, covhons, coqs, perroquets, chatsn, chiens etc.......)

Très décorés les pichets trompeur ou surprise ou à secret possèdent une double paroi, celle qui est à l'extérieur est ajourée. Aussi pour verser l'eau, il faut la faire passer dans l'anse creuse qui la conduit jusqu'à un oriffice verseur dissimulé.

Très en vogue entre les années 1920 et 1930, les modèles publicitaires sont utilisés par les cafetiers pour conserver la fraîcheur de l'eau. D'autant que bon nombre d'apéritifs alcoolisés s'allongent d'eau.

Faciles à remplir et à nettoyer grâce à leur large bec, ils sont cependant plus lourds que les carafes en verre qui ont le même usage. Leurs corps aux couleurs omniprésentent exhibe le marque souvent moullée.

Pour décorer les modèles, on trouve des motifs en applique qui sont ajoutés par application par barbotine, le relief peut être obtenu par moulage pour les pièces fabriquées en série.

Les coulures sont fréquentes, notamment sur les terres vernissées et les grès, ces décors en relief sont réalisés avec de l'engobe coloré liquide qui coule sur la surface de la pièces  Enfin les marbures, terres mêlées, jaspées et pâtes colorées donnent naissance à des effets après la cuisson.

Chaque atelier affirme sa particularité en créant ses propres motifs. Les décors les plus sobres se retrouvent sur des brocs et pichets généralement en terre vernissée ou en grès (figures géométriques comme des semis, pointillés, spirales, bandes.....)

 

Les motifs, plus évolués aux couleurs vives sont affichés notamment sur les pièces en faïence (scènes de genre ou religieuses, végétaux, animaux....)

Quelques ouvrages

Le 1 juillet 2015, 08:04 dans Humeurs 7

Un petit napperon

 

Un autre tout simple

 

Un autre que je mets dans ma corbeille à pain

 

Un centre de table assorti à la nappe

 

Le voilà de plus près, fait suivant mon idée

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